LE PRESIDENT du Comité de Transition pour le Salut du Peuple.

LE PRESIDENT du Comité de Transition pour le Salut du Peuple.
AMADOU TOUMANI TOURE
de 1991 à 1992
Président du Comité de transition pour le salut du peuple


ll prend la tête d'un Comité de transition pour le salut du peuple àprès le coup d'état qu'il a formenté, puis d'un gouvernement chargé d'aménager la transition démocratique. Une année plus tard, conformément à ses engagements, le « soldat de la démocratie » rend le pouvoir aux civils par l'organisation d'élections pluralistes qui portent au pouvoir, en avril 1992, l'un de ses anciens professeurs de l'École normale, Alpha Oumar Konaré. Celui-ci le nomme général en juin 1992.
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# Posté le samedi 19 juillet 2008 09:54

Modifié le samedi 19 juillet 2008 16:56

LE PRESIDENT ALPHA OUMAR KONARE.

LE PRESIDENT ALPHA OUMAR KONARE.
ALPHA OUMAR KONARE
de 1992 à 2002

Alpha Oumar Konaré est né le 2 février 1946 à Kayes (Mali) où il a fréquenté l'école primaire. Il va ensuite au lycée Terrasson de Fougères de Bamako, au Collège des Maristes de Dakar (Sénégal), au Collège moderne de Kayes et, entre 1962 et 1964, à l'École normale secondaire de Katibougou. Il fait ses études supérieures en histoire à l'École normale supérieure de Bamako (1965-1969) et à l'Université de Varsovie (Pologne) entre 1971 et 1975.

Il commence sa carrière professionnelle en étant instituteur à Kayes, puis professeur de lycée à Markala et à Bamako.

En 1974, il est chargé de recherche à l'Institut des sciences humaines du Mali, puis, de 1975 à 1978, chef du patrimoine historique et ethnographique au ministère de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture. En 1980, il est nommé chercheur à l'Institut supérieur de formation en recherche appliquée (ISFRA), et professeur au Département histoire-géographie de l'École normale supérieure (ENSUP) de Bamako. Au cours de sa carrière, il a été responsable de plusieurs associations professionnelles (Association des Historiens-Géographes du Mali, Association ouest-africaine des archéologues, Union des Chercheurs d'Afrique de l'Ouest...). Entre 1981 et 1992, il a été consultant auprès de l'UNESCO et du PNUD.
Alpha Oumar Konaré et George W. Bush à Washington, D.C., le 28 juin 2001.
Alpha Oumar Konaré et George W. Bush à Washington, D.C., le 28 juin 2001.

Il commence à militer politiquement dès sa jeunesse. En 1967, il est élu secrétaire général de la Jeunesse US-RDA (Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain, le parti du président Modibo Keïta) de l'École normale supérieure de Bamako.

Après le coup d'État de Moussa Traoré, il devient militant du parti clandestin « Parti malien du travail ».

En 1978, croyant à la volonté d'ouverture de Moussa Traoré, il accepte de devenir son ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture. Il démissionne en 1980. Son action a été marquée par la formation des cadres et l'organisation du sport au Mali.

En 1983, il fonde et dirige la revue culturelle Jamana et la coopérative culturelle du même nom. En 1989, il fonde et dirige le quotidien Les Échos.

En 1990, il participe à la création de l'association « Alliance pour la démocratie au Mali » (ADEMA) qu'il contribue à transformer en parti politique en fondant l'Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA/PASJ). Il en est le premier président et le délégué à la Conférence nationale du Mali en 1991 après la chute de Moussa Traoré.

En 1991, il créé « Radio Bamakan », la première radio associative libre du Mali.

En avril 1992, à la fin de la transition démocratique conduite par Amadou Toumani Touré, il est élu président de la république, avec 69,01 % des suffrages au second tour contre Tiéoulé Mamadou Konaté.

Il est réélu pour un second mandat en 1997 au premier tour avec 95,9 % des voix face à un seul candidat, Mamadou Maribatrou Diaby. Les principaux partis de l'opposition ont boycotté ce scrutin pour protester contre l'annulation des élections législatives d'avril 1997.

Au plan national, son action est marquée par la restauration de la démocratie au Mali (malgré les difficultés de la tenue des élections générales en 1997), le règlement du conflit avec les Touaregs, la mise en œuvre de la décentralisation. Mais les difficultés économiques persistent ainsi que la corruption.

Il rend hommage au premier président du Mali, Modibo Keïta en inaugurant un mémorial à Bamako. Opposé à la peine de mort, il commue en prison à perpétuité les condamnations à mort de Moussa Traoré et de son épouse condamnés pour crimes politiques et économiques avant de les gracier en 2002.

Sur le plan international, il œuvre pour la paix sur le continent et l'intégration régionale. Il a présidé la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) et l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) en 1999 et 2000.

En 2002, il respecte la constitution malienne qui limite le nombre de mandats présidentiels à deux. Amadou Toumani Touré va lui succéder.

Alpha Oumar Konaré est élu président de la commission de l'Union africaine le 10 juillet 2003 par les chefs d'États africains réunis au sommet de Maputo.

Il est membre du Haut Conseil de la Francophonie.

Il est docteur Honoris Causa de l'Université Rennes 2 Haute-Bretagne Alpha Oumar Konaré est marié avec l'écrivain et historienne Adame Ba Konaré.

# Posté le samedi 19 juillet 2008 10:07

Modifié le samedi 19 juillet 2008 10:58

LE PRESIDENT AMADOU TOUMANI TOURE.

LE PRESIDENT AMADOU TOUMANI TOURE.
AMADOU TOUMANI TOURE dit ATT
de 2002 à ....


Amadou Toumani Touré est né le 4 novembre 1948 à Mopti où il fréquente l'école fondamentale. Entre 1966 et 1969, il est inscrit à l'école normale secondaire de Badalabougou à Bamako pour devenir instituteur.

Finalement, il intègre l'armée en entrant à l'école interarmes de Kati. Au sein du corps des parachutistes, il grimpe rapidement les échelons. Après plusieurs stages en URSS et en France, il devient commandant des commandos parachutistes en 1984.

En mars 1991, après les manifestations populaires réprimées dans le sang, il participe au coup d'État contre Moussa Traoré et prendra la présidence du Comité de transition pour le Salut du peuple et assurera les fonction de chef d'État pendant la transition démocratique.

Il organise la conférence nationale (qui s'est déroulée du 29 juillet au 12 août 1991), puis des élections législatives et présidentielle en 1992. À l'issue de ces élections, il remet le pouvoir au nouveau président élu Alpha Oumar Konaré. On le surnomme alors le « soldat de la démocratie ».

Il fonde et dirige une fondation pour l'enfance.

En juin 2001, il est l'envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, en République centrafricaine, après un coup d'État manqué contre Ange-Félix Patassé.

En 1er septembre 2001, il demande et obtient sa mise en retraite anticipée de l'armée. Il décide de se lancer dans la vie politique en posant sa candidature pour l'élection présidentielle. Il est élu président du Mali lors de l'élection présidentielle en mai 2002, avec 64,35 % des voix au second tour. Son adversaire Soumaïla Cissé, ancien ministre, obtient 35,65 % des voix.

Sa présidence est assez atypique, il n'appartient à aucun parti politique et son gouvernement regroupe tous les partis du pays. Lors de son élection en 2002, il nomme Ahmed Mohamed ag Hamani comme Premier ministre. Celui-ci démissionne le 28 avril 2004 et est remplacé par Ousmane Issoufi Maïga.

Il est réelu le 29 avril 2007, Son slogan de campagne était « Pour un Mali qui gagne ».

# Posté le samedi 19 juillet 2008 10:10

Modifié le samedi 19 juillet 2008 10:58

Chronologie du Mali entre 1991 et 1992

Chronologie du Mali entre 1991 et 1992
L'AVENEMENT DE LA DEMOCRATIE ET DE LA TROISIEME REPUBLIQUE AU MALI

L'année 1991 a été marquée par la destitution le 23 mars du Général Moussa TRAORE, à la tête du pays depuis 1968, et par l'arrivée au pouvoir du Lieutenant-Colonel Amadou Toumani TOURE, à la tête d'un Comité de Transition pour le Salut du Peuple (CTSP). Ce changement, et l'ouverture démocratique qui l'accompagne, a été précédé par une histoire qui l'explique. S'il inaugure une nouvelle ère pour le Mali, marquée par l'élaboration d'une nouvelle constitution lors de la Conférence Nationale (août 1991), des questions, tant politiques qu'économiques et sociales demeurent, constituant autant de graves défis pour une démocratie et une économie fragiles.

L'avant 26 mars 1991:

- Le débat démocratique à l'intérieur de l'UDPM.
- Une opposition qui grandit et se structure.

* libéralisation de la presse
* les mouvements d'opposition (ADEMA, CNID, etc.)

Les revendications:

* politiques (instauration du multipartisme).
* économiques (partage des ressources).
* sociales.

Les grandes manifestations : du 21 janvier au 25 mars 1991, plusieurs grandes manifestations qui se solderont par une centaines de morts et plus de 200 bléssés.

L'après 26 mars: Mise en place du Comité de Transition pour le Salut du Peuple et conférences nationales qui serviront à mettre en place des élections libres et démocratiques.
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# Posté le samedi 19 juillet 2008 17:21

Emeute de 1991

Emeute de 1991
emeute à bamako contre le pouvoir

# Posté le samedi 19 juillet 2008 17:32